Accepter n’est pas approuver : une clé pour avancer avec l’hypnose
Dans mon cabinet, j’entends souvent cette phrase :
« Si j’accepte ce que j’ai vécu, c’est comme si je disais que c’est bien. »
Et pourtant… accepter n’est pas approuver.
Comprendre cette nuance est fondamental pour entamer un travail thérapeutique profond, en particulier avec l’hypnose.
Accepter, ce n’est pas cautionner.
Accepter, c’est accueillir une réalité telle qu’elle est, sans chercher à la modifier ni à s’y opposer mentalement. C’est cesser de lutter contre ce qui ne dépend plus de nous.
Approuver, c’est être en accord avec ce qui s’est passé. C’est un fait seulement un fait .
Ainsi, je peux accepter une blessure du passé, sans approuver la façon dont elle m’a été infligée.
Je peux accepter de me sentir débordée, sans approuver la charge mentale que l’on m’impose.
Pourquoi l’hypnose aide-t-elle à faire cette distinction ?
En état d’hypnose, notre esprit conscient se met un peu en retrait. Cela permet à l’inconscient — cette partie de nous qui gère nos émotions, nos souvenirs et nos automatismes — de s’exprimer et de commencer à dissocier les faits, des jugements qu’on leur associe.
Grâce à ce travail, on peut :
– Lâcher la colère, la culpabilité ou la honte liées à un événement.
– Retrouver du pouvoir sur nos émotions, sans chercher à les effacer.
– Transformer nos perceptions, tout en conservant notre intégrité.
Des exemples concrets :
🔹 **Marie**, après une rupture douloureuse, a travaillé sous hypnose pour accepter la fin de sa relation sans justifier ce qu’elle avait subi. Elle a pu tourner la page sans se trahir.
🔹 **Paul**, après un licenciement injuste, est venu travailler sa perte de confiance. Il ne cautionne pas ce qu’il a vécu, mais il a appris à l’accepter pour reconstruire autrement.
Ces changements ne sont pas spectaculaires à l’extérieur. Mais en eux, ils ont tout changé.
Une explication donnée par le psychiatre Christophe André : Intervention du Dr Christophe André
Et vous ?
Qu’est-ce que vous vous interdisez d’accepter, par peur de valider ce que vous avez vécu ?
Et si vous pouviez apprendre à dire :
« Je n’approuve pas ce qui s’est passé, mais j’accepte que ce soit arrivé. Et je choisis de reprendre le pouvoir sur la suite. »
Je vous accompagne dans cette transformation